Si vous regardez le match avec votre neveu de 8 ans qui pose autant de questions qu’il n’ingurgite de pop corn, vous serez bien en peine de lui expliquer pourquoi, comme le Togolais Emmanuel Adebayor, certains footballeurs entrent dans l'aire de jeu en sautillant sur un pied : « Comment il va jouer s'il n'a qu'une jambe ? Â» Vous n'avez pas fini de bafouiller une réponse qu'un quidam entre sur la pelouse à reculons.

D'autres, comme le Camerounais Samuel Eto'o, se signent à l'entrée et à la sortie du terrain. Le Malien Mahamadou Diarra, les paumes vers le ciel, a coutume d'adresser une ultime prière aux dieux du foot avant chaque coup d'envoi.

Parfois, les footballeurs ne prient pas que pour l'emporter. Pour gagner une place de titulaire, quelques malfaisants, dit-on, jettent un sort à leur concurrent direct. Des grippes carabinées et de mystérieuses gastro-entérites surviennent souvent le jour du match…

Roger Milla a ainsi dû jouer le Mondial espagnol en 1982 affublé d'une curieuse petite bosse à la cuisse droite, imputée à un concurrent. D’après quelques "initiés", le légendaire attaquant camerounais s’adonnait lui aussi à la "sorcellerie". A ce jeu-là, il était presque aussi difficile à neutraliser que dans une surface de réparation.

Les "préparateurs psychologiques" sont généralement des "marabouts" ou d'authentiques charlatans. Mais chaque compétiteur est libre de préparer le tournoi comme il veut.

En revanche, que d'anciens responsables des Lions de la Téranga aient dépensé la coquette somme de 90,5 millions de FCFA (environ 137 966 euros) pour se payer l’assistance de marabouts lors de la CAN et du Mondial Corée-Japon en 2002, dépasse l'entendement. El Hadji Diouf et son équipe n'ayant ramené aucun des deux trophées mis en jeu, l'addition s'est avérée salée... Qu'en sera-t-il cette année ?