Les "sorciers blancs" d'Afrique
Des 16 pays qualifiés pour la CAN 2008, seuls le Soudan d’Abdallah Mazda, l'Egypte de Hassan Shehata et la Zambie de Patrick Phiri sont entraînés par des techniciens du terroir.
Les 13 autres sélections nationales de cette CAN ont misé sur l'expertise des "sorciers blancs", parmi lesquels on compte sept Français, trois Allemands, un Néerlandais et un Brésilien.
Qu'est-ce qui fait courir les entraîneurs occidentaux vers des pelouses qui ne valent pas mieux que des "champs de patates" (dixit Claude Le Roy, le sélectionneur du Ghana) ?
Pourquoi sont-ils toujours plus nombreux à postuler malgré des conditions de travail globalement difficiles ?
Les 13 autres sélections nationales de cette CAN ont misé sur l'expertise des "sorciers blancs", parmi lesquels on compte sept Français, trois Allemands, un Néerlandais et un Brésilien.
Qu'est-ce qui fait courir les entraîneurs occidentaux vers des pelouses qui ne valent pas mieux que des "champs de patates" (dixit Claude Le Roy, le sélectionneur du Ghana) ?
Pourquoi sont-ils toujours plus nombreux à postuler malgré des conditions de travail globalement difficiles ?
En Afrique, ils le savent bien, il n’y a aucune assurance que le salaire convenu avec les autorités sera payé rubis sur ongle. Les infrastructures sont délabrées et les politiques s'ingèrent dans la sélection des joueurs, ça non plus ce n’est pas un secret. Le désordre et l'amateurisme minent les fédérations, tandis que les joueurs sont réputés indisciplinés...
Seulement, voilà : il faut bien gagner son pain... Les candidats aux postes d'entraîneurs sont nombreux et il y a très peu de places. Trop de diplômés en chômage et d'anciens footballeurs reconvertis. Alors pourquoi pas une pige au soleil ? Quitte à résider en Europe, où, au bout du compte, on est plus proche des joueurs.
Du côté des Africains, il me semble réducteur de présenter le recours aux techniciens occidentaux comme une manifestation du complexe du colonisé. Les raisons du recrutement d'un expatrié grassement payé ne manquent pas.
D'abord, la légitimité : il peut exercer son autorité sans complexe sur les professionnels venus des clubs européens, à l'inverse d'un entraîneur local mal payé et parfois corruptible.
Ensuite, il part avec un avantage étrange mais non négligeable : le "sorcier blanc" est présumé neutre. Gérard Gili (Côte d'Ivoire) n'est ni Dioula, ni Bété, et ne saurait être soupçonné de faire la part belle aux joueurs d'une ethnie. Il forme la meilleure équipe possible, sans se soucier de l'origine ou de la religion des joueurs.
Enfin, le "sorcier blanc" attire l'attention des médias de son pays, offrant ainsi plus de visibilité à la sélection, dont la bonne image suscite l'intérêt des sponsors.
Au bout du compte, ça me semble être un partenariat plutôt gagnant-gagnant. Et vous, que pensez-vous des prestations de ces entraîneurs ? Vous en êtes satisfaits ?
Commentaires
1. Le jeudi 31 janvier 2008 à 23:18, par AS
2. Le vendredi 1 février 2008 à 15:09, par deke teyo
3. Le mardi 5 février 2008 à 12:29, par EYEGUE
4. Le mercredi 6 février 2008 à 13:08, par kyar
5. Le mercredi 6 février 2008 à 23:38, par Keyniata
6. Le mercredi 20 février 2008 à 14:25, par Sid Ahmed
7. Le jeudi 13 mars 2008 à 20:20, par Max
8. Le mercredi 23 avril 2008 à 11:49, par ismaeladfoot
9. Le jeudi 10 juillet 2008 à 04:07, par rencontre
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