Fin de match pour Thierry Gilardi
Mardi 25 mars à 23 h, j’entame ma dernière tournée quotidienne des sites Internet quand une dépêche me tire de ma somnolence.
Thierry Gilardi vient de mourir, terrassé par une crise cardiaque.
Perturbé, j’ai éprouvé quelques difficultés à trouver le sommeil. Mais pourquoi avais-je l’impression d’avoir perdu un membre de ma propre famille ? Le choc de l’annonce passé, j’ai essayé de comprendre.
Thierry Gilardi vient de mourir, terrassé par une crise cardiaque.
Perturbé, j’ai éprouvé quelques difficultés à trouver le sommeil. Mais pourquoi avais-je l’impression d’avoir perdu un membre de ma propre famille ? Le choc de l’annonce passé, j’ai essayé de comprendre.
Il n’était pas un présentateur comme les autres. C’était l’une des figures les plus charismatiques du paysage audiovisuel français.
De Ouaga à Libreville, les abonnés ou téléspectateurs occasionnels de Canal Horizons ont dû ressentir la même douleur. Tant ils ont aimé l’entendre commenter, tout au long de cette dernière décennie, les matches des grandes soirées européennes ou de coupes du monde.
Ils adoraient le rythme trépidant qu’il a imposé aux programmes de grande écoute tels que Jour de foot et L’Equipe du dimanche jusqu’à son départ de la chaîne cryptée.
Son arrivée sur TF1 a réconcilié les Africains avec la Une. Les plus susceptibles des amateurs de foot du continent s’en étaient quelque peu détournés, fâchés avec les vannes douteuses de son prédécesseur Thierry Roland.
A force de l’écouter nous parler de foot du fond de nos canapés, Thierry avait fini par faire partie de la famille. Une sorte de grand frère qui n’avait jamais cédé à la tentation de dicter aux téléspectateurs ce qu’il convenait de penser.
Un homme patient avec des "clients" aussi difficiles que Raymond Domenech, le sélectionneur des Bleus, toujours dressé sur ses deux pattes arrière.
Gilardi, c’était aussi un diplômé de Sciences Po, cette grande école qui offre à lire à ses étudiants l’ensemble de la presse quotidienne nationale de France à l’exception de… L’Equipe.
Et ce n’est pas le seul paradoxe de son parcours. Passionné de rugby et vice-président du Stade Français, il a pourtant bâti sa notoriété sur le football.
Avec son sourire et la joie de vivre qu’il irradiait, cet homme de 49 ans au profil de grand-frère idéal va nous manquer dès ce soir, lors de ce France-Angleterre qu’il aurait tant aimé commenter.
Allez ! Arrêtons de pleurer celui qui est parti. Réjouissons-nous plutôt de l’avoir connu.
Commentaires
1. Le mercredi 26 mars 2008 à 23:35, par sebdu49
2. Le jeudi 27 mars 2008 à 12:34, par WAN YU
3. Le jeudi 27 mars 2008 à 13:41, par ibriza koriche
4. Le vendredi 28 mars 2008 à 14:04, par Diallo cherif
5. Le samedi 29 mars 2008 à 00:20, par omar
6. Le dimanche 30 mars 2008 à 20:02, par nono de bengue
7. Le lundi 31 mars 2008 à 07:45, par dany
8. Le lundi 31 mars 2008 à 13:47, par GAMAIN Jean Marie
9. Le lundi 31 mars 2008 à 18:36, par ibrahima
10. Le lundi 31 mars 2008 à 21:00, par blin
11. Le mardi 1 avril 2008 à 13:53, par akébé
12. Le mardi 1 avril 2008 à 15:26, par Anne Issa
13. Le mercredi 2 avril 2008 à 16:28, par Désiré Kogbala, RDC
14. Le mercredi 2 avril 2008 à 21:24, par dayzofchristy
15. Le jeudi 3 avril 2008 à 10:36, par amanfromsouth
16. Le lundi 14 avril 2008 à 14:20, par backinho
17. Le mercredi 16 avril 2008 à 22:21, par SORO
18. Le jeudi 22 mai 2008 à 00:17, par lili
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