Il n’était pas un présentateur comme les autres. C’était l’une des figures les plus charismatiques du paysage audiovisuel français.

De Ouaga à Libreville, les abonnés ou téléspectateurs occasionnels de Canal Horizons ont dû ressentir la même douleur. Tant ils ont aimé l’entendre commenter, tout au long de cette dernière décennie, les matches des grandes soirées européennes ou de coupes du monde.

Ils adoraient le rythme trépidant qu’il a imposé aux programmes de grande écoute tels que Jour de foot et L’Equipe du dimanche jusqu’à son départ de la chaîne cryptée.

Son arrivée sur TF1 a réconcilié les Africains avec la Une. Les plus susceptibles des amateurs de foot du continent s’en étaient quelque peu détournés, fâchés avec les vannes douteuses de son prédécesseur Thierry Roland.

A force de l’écouter nous parler de foot du fond de nos canapés, Thierry avait fini par faire partie de la famille. Une sorte de grand frère qui n’avait jamais cédé à la tentation de dicter aux téléspectateurs ce qu’il convenait de penser.

Un homme patient avec des "clients" aussi difficiles que Raymond Domenech, le sélectionneur des Bleus, toujours dressé sur ses deux pattes arrière.

Gilardi, c’était aussi un diplômé de Sciences Po, cette grande école qui offre à lire à ses étudiants l’ensemble de la presse quotidienne nationale de France à l’exception de… L’Equipe.

Et ce n’est pas le seul paradoxe de son parcours. Passionné de rugby et vice-président du Stade Français, il a pourtant bâti sa notoriété sur le football.

Avec son sourire et la joie de vivre qu’il irradiait, cet homme de 49 ans au profil de grand-frère idéal va nous manquer dès ce soir, lors de ce France-Angleterre qu’il aurait tant aimé commenter.

Allez ! Arrêtons de pleurer celui qui est parti. Réjouissons-nous plutôt de l’avoir connu.