D’abord parce que, depuis quelques années, à défaut de figurer en haut du tableau de la Ligue 1, il alimente la chronique "faits divers" des médias.

Au fond, je me demande si ce club manquerait à beaucoup d’amateurs de foot. Avec sa valse de présidents et d’entraîneurs, son effectif au niveau très discutable…

Tenez, il compte parmi ses joueurs le Ballon de Plomb 2006, Bernard Mendy. En quatre années d’existence du trophée, ce joueur a déjà été nominé à trois reprises !

Franchement, qui regrettera l’ancienne "danseuse de Canal+", comme l’appelle Rodolphe Albert, un ancien directeur financier du club ? Licencié en 2005 pour "faute grave", il a vidé son sac dans un livre polémique : Les secrets du PSG. On y apprend qu’à l’époque où il y travaillait, les joueurs touchaient des salaires nets d’impôts. Entre 100 et 200 millions d'euros auraient ainsi échappé au fisc sur une quinzaine d’années.

Le club offrait aussi, d'après lui, "des largesses aux arbitres" en leur payant des repas dans des restaurants prestigieux, des cadeaux et même des spectacles coquins dans la capitale.

N’allez pas me dire que tout cela a fait du bien au football. Pas plus que le cortège d’aigris que ce club draine en tout cas. Je ne parle pas de Vikash Dhorasoo, ou du "coach Vahid", qui a fini aux prud’hommes.

Non, je veux parler de Luis Fernandez. Vous savez, l’entraîneur qui a réussi à aligner de mauvais résultats malgré la présence d’un Ronaldinho, devenu le meilleur joueur du monde seulement un an après son transfert à Barcelone.

Viré du Bétis Séville en juin 2007, l’ancien entraîneur du PSG crache son fiel sur RMC, sur TF1 et dans un livre, sorti le 27 mars et intitulé Luis contre-attaque (aux éditions Hugo et Compagnie). Morceau choisi : « Peux-tu me dire ce que Paul Le Guen a de plus que moi ? Sa carrière comme joueur et entraîneur est supérieure à la mienne ? Il est meilleur que moi parce qu’il s’exprime mieux et qu’il prend parfois des notes pendant des matchs ? Â»

Toutes ces balances et ces règlements de compte, ça ne vous fatigue pas vous ?

Si tout ce beau monde ne s’en tenait qu’à cela… Mais il y a la violence. Beaucoup de violence. Saccages de bus, passages à tabac et insultes sont devenus le loisir préféré des "supporters".

Dernier message injurieux en date, le 19 mars au Stade de France : « Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch’tis Â». Dans la tribune occupée par les "Boulogne Boys", une banderole s’en prend violemment aux Lensois, opposés au PSG en finale de la Coupe de la Ligue.



Plus grave, dans la confusion d’une chasse à l’homme entreprise par des "supporters", un policier a mortellement blessé un supporter, Julien Quemener, à la sortie d’un match PSG – Hapoël-Tel-Aviv en novembre 2006.

Il y a comme des pulsions autodestructrices dans ce club. Souhaitons-lui d’aller effectuer une thérapie salvatrice en L2. Alors, peut-être que nous reparlerons de football en Ligue 1.